mercredi 24 février 2010

On est tous des morts en vacanses.


J'ai fermé les yeux, joué avec le feu, notre amour en sang, je suis tombée dedans. J'ai trouvé de tout, j'ai retrouvé des bouts de moi, des cris, des larmes, et même des joies, nos vies d'autrefois. J'ai ouvert les yeux, jeté mon coeur amoureux, tu étais parti, loin de nos peines, loin d'ici. J'ai cherché partout, j'ai retrouvé des bouts de moi. Des rires, des larmes, l'écho de mes joies, une vie après toi. Des jours de peine, des heures de joie, des mois sans toi. Du feu, des cendres, des hivers froids, dans l'ombre de toi.

lundi 25 janvier 2010

lundi 18 janvier 2010

Bel inconnu.


Avec toi j'ai connu les affres et les secrets des joies de la luxure. Je ne me souviens pas si c'était bien. Ni même si j'ai eu mal. Je ne me souviens pas non plus qui tu étais. La seule certitude que j'ai c'est que tu m'as ôté ma virginité. Ça peut paraître étrange, mais je suis contente de ne pas te connaître. Je trouve ça mieux. Comme ça, je ne saurais jamais comment était ma «première fois». Le seul souvenir que j'ai de toi, c'est ces deux grands et vides yeux verts qui me regarde lorsque je te taillais une pipe. C'est vrai que mes mots sont crus, mais comment dire autrement ? Ce n'est que la pure vérité. Ça ne sert à rien de le dire délicatement. C'est bizarre de me me souvenir seulement 7 mois plus tard que tu m'as vraiment sauté. J'ai eu la révélation en en parlant à celui que je trompais lors de cet acte dicté par l'alcool et l'ennui. C'est vrai que ce n'est pas l'amour qui nous à poussé à faire ça, c'est juste l'ivresse apportée par le champagne que j'ai moi même sabré. J'ai tout de même une vision assez nette de «l'après» : moi qui coure comme je peux, encore imbibée d'alcool, vers le château alors que l'aube se levait. Je ne te reverrai jamais, et c'est bien ainsi. Merci d'avoir fais ce que personne encore n'avait osé.

samedi 16 janvier 2010

Nan, mais attend, attend, attend, tu fais quoi là ?







"Quand je suis content, je vomis."

"T'es hyper content là... Non ?"

lundi 11 janvier 2010

Craven A.

Je regardais le vent danser dans ses long cheveux noirs. Je n'en revenais toujours pas. Je l'avais pour moi. Sa peau, ses lèvres, tout ça rien que pour moi. J'étais heureux. Dans ses grands yeux gris, on pouvait lire la souffrance d'une vie. Je la regardais se tenir debout sur le balcon, regardant Paris. De là, on pouvait voir la Tour Eiffel. Elle regardait cette étrange construction avec mélancolie. Elle se tourna vers moi. Ses lèvres pourpre articulèrent un ou deux mots dont je ne perçu pas le sens. Elle approcha. Je la pris dans mes bras. Les effluves de son parfum me firent tourner la tête. «In love Again» d'Yves Saint Laurent, pourtant introuvable depuis des années. Elle était vêtu d'un soutient-gorge en satin noir, une culotte assortit, des bas de soies blancs et un porte jartelle en dentelle blanc. Un spasme secoua son maigre corps. Elle pleurait. Je pris son visage dans mes mains et l'approcha du mien. Nous sommes resté dans cette position plusieurs minutes. Nez contre Nez, sans mots dire. Peu à peu les larmes cessèrent et un timide sourire s'empara de sa bouche. L'espace d'un instant, la tristesse de son regard s'évanouit. Je passai la main dans ses beaux cheveux. Ils lui tombaient dans le creux des reins. Elle était belle. Magnifiquement belle. Et elle était mienne. J'avais déjà presque oublié la nuit précédente, passée à faire la tourné des bars à sa recherche. J'avais fini par la retrouver au pied de la Tour, ses yeux étaient vides et une seringue trainait à ses pieds. Je l'avais ramenée à l'hôtel et l'avais nettoyée. Mais maintenant l'aube était levée. Les timides rayons du soleil commençaient à réchauffer la pièce. Je l'aimais. Sa peau pale, ses yeux gris, sa bouche pourpre, ses cheveux noirs, ses jambes, son nez, ses seins, son sexe, ses pieds, ses mains, son ventre, ses fesses, sa voix, son regard triste. Tout, j'aimais absolument tout chez elle. Je sorti de l'habituel transe que son parfum exerçait sur moi. Elle me parlait. Sa voix était un souffle un peu rauque. Ses lèvres n'articulaient qu'une seule et unique phrase qu'elle répétait en boucle. «Je t'aime.». Elles effleurèrent les miennes. Elle me rendait fou d'amour. Et je savais qu'elle m'aimait aussi. Elle alluma une cigarette. Craven A. Son regard chercha le mien pour me demander mon briquet. Je sorti mon zippo alluma sa clope et fis de même pour moi. Sa frêle silhouette retourna près du balcon. Je la suivit et caressa ses tatouages. Ces deux sortes de F qui imitaient ceux de mon violoncelle. Elle se retourna et toucha le mien du bout des doigts, une succession de lettre derrière mon oreille : son nom. Elle sourit encore une fois et me redit qu'elle m'aimait. Je m'approchai de son visage et lui dis aussi. Un véritable sourire s'étira sur ses lèvres. Je la soulevai du sol et la posai sur le lit. Mes doigts parcouraient son corps pour lui faire des chatouilles, elle riait aux éclats comme une enfant. Soudain son rire cessa. Je levai la tête et suivis son regard. Elle contemplait la fenêtre avec émerveillement. Dehors, des milliers de flocons tombaient du ciel. Nous restâmes à regarder la fenêtre toute la journée. Emmitouflés dans une couverture, collé l'un contre l'autre, à fumer nos Craven A. Enfermés dans notre cocon. Loin de tout et pourtant si près.

dimanche 3 janvier 2010

Shut up please.


Protect me from what I want.

lundi 28 décembre 2009

En attendant Godot.


Aujourd'hui, dans ma petite chambre grise, je pense à toi. Je sais pas trop où tu es maintenant, ni même si tu es encore vivante. Il y a bien ta tombe là bas, dans le sud, mais j'y crois pas trop. Je sais pas, c'est bizarre de me dire que t'es plus là. J'ai toujours ce vieux pressentiment qu'un jour tu sonnera à notre porte, que je viendrais t'ouvrir, et que tout redeviendra comme avant. T'es pas morte, je le sais. Bon-Papa est mort, je le sens, mais toi, je ressens encore tes vibrations quelque part. C'est stupide de ma part, je le sais, mais... Je sais pas, j'arrive pas à le croire. C'est peut être juste ton fantôme, comme dans Gost whisperer. Quand internet sera revenu, je chercherai sur facebook si tu y es. Peut être ? Ce serait drôle, non ? J'ai hâte d'être le 29, tu dois savoir que Sofia et Chloé viennent à la maison, on va se faire une petite soirée bien tranquille, puis dès le 30 commencera 3 jours de folie. Je vais commencer ma 12° année sans toi, le temps passe vite ! Je me rappel encore de ce jour où tu m'as offert Souris. Tu sais ! Cette jolie souris blanche avec une robe, des chaussures et un nœud vert ! Elle est toujours à Taillebourg, dans ma toute petite chambre qui sens le moisi ! J'aurai bien voulu rencontrer Hervé ! Vous êtes toujours ensemble ?
Je te laisse, je tombe de fatigue !
Je t'embrasse bien fort ! Je t'aime.

Fanny.